J’en viens à penser que je suis marabouté : à chaque fois que je bloque une journée pour avancer sur cette perf, un machin urgent vient m’empêcher de m’y mettre !
Heureusement, d’autres sont plus efficaces que moi, et Péa a bien avancé sur mon dispositif scénique…
Allez, je vous balance une image de teasing et je file à l’atelier !
En espérant qu’il n’y aura pas une explosion nucléaire d’ici que j’y arrive, hein…
P.S. si cette performance vous intéresse, pensez à réserver auprès d’amavada / 02.31.83.20.35
Lundi dernier, j’avais demandé à trois magnifiques jeunes filles de bien vouloir m’aider pour une expérience.
Comme je suis en ce moment en train de réaliser le site de la compagnie IKB (IKB comme « International Klein Blue », le premier choc artistique de Séverine Fontaine, metteuse en scène de cette compagnie), je me disais qu’une petite vidéo « à la Klein » pouvait être du plus bel effet.
Bref, nous voilà à faire des courses à Casto pour dénicher de la bâche, du gaffer et des bouts de bois pour monter la structure (un grand merci à Coralie et Anne-Claire pour tout ça), et avant même d’avoir le temps d’y penser, on était partis.
De derrière la bâche, je ne pouvais que deviner les mouvements des filles (comme vous pouvez le voir sur les photos, on ne distingue leur corps qu’à travers leur ombre quand elles s’approchent à moins de 5cm de la bâche)… et les entendre se poiler en s’enduisant de bleu !
Bref, résultat des courses :
- quelques bons fou rires, notamment sur la fin (pas de douche dans l’atelier, j’ai dû raccompagner mes trois schtroumpfettes qui en peignoir qui avec sa serviette – promis MidoK, la prochaine fois je t’offre un peignoir, un super beau, comme celui dont tu rêvais petite fille).
- une claque esthétique pour moi : je pensais que bon, Yves Klein, OK, c’est marrant mais sans plus. Je retire tout ce que j’ai dit. La critique féministe de son œuvre reste valable, mais… il faut avouer que c’est super puissant !
- et de belles images, tant niveau photos que vidéos !!! On est encore en train de voir un peu ce qu’on pourrait en faire avec Séverine, mais en attendant, voilà un petit aperçu.
Et surtout… merci à toutes les trois, c’était incroyable.
Ce week-end j’étais un peu en vacances (en fait, à bien y penser, je crois tout simplement que j’étais… en week-end – mais je n’ai plus vraiment l’habitude).
Du coup, je n’ai rien de très artistique à raconter ici (à part le spectacle que je suis allé voir cet après-midi, mais je ferai un vrai post dessus plus tard, là je n’ai pas le courage).
Mais comme j’étais sur mon blog, et que je suis de bonne humeur, j’ai décidé de vous proposer un petit concours de culture générale.
Allez, le premier qui trouve de quel livre est issu cette citation sans la taper dans google (eh oh, faut pas me la faire) gagne un tirage photo de n’importe quelle image présentée sur ce site, tiens.
Mais sérieux, jouez le jeu, tentez votre chance sans google (vous avez le droit de chercher après avoir répondu, si vous êtes trop impatient pour attendre les résultats…)
Comment et à quelle occasion ai-je commencé à me masturber, je ne m’en souviens pas. Je pensais que ce n’était pas bien, puisque je le faisais en cachette et plus volontiers à l’école, où je me croyais plus en sûreté.
Mais la maîtresse s’en aperçut et prévint ma mère. Un jour, les joues en feu, je me trémoussais en classe et subitement je l’ai vue me regarder sévèrement à travers la vitre de la porte. Elle m’expliqua ensuite que c’était vilain pour une petite fille et que je ne devais plus recommencer.
Mais c’était devenu une habitude et je n’étais guère accoutumée à obéir. Quand l’assaut du désir m’assaillait, seule quelque présence étrangère avait le pouvoir de m’arrêter, sinon je m’avouais impuissante devant l’avidité du plaisir.
Allez, c’est parti, j’attends vos réponses en commentaires !
Je présenterai une première étape de travail de la performance in altera proxima lors du mini-cabaret poileboine qui se tiendra au Petit Lieu Poileboine (Caen) du 8 au 16 avril 2009. Il y aura à priori 4 séances, les 13, 14, 15 et 16 avril à 21h.
(et non 8,9,10,11 comme annoncé par erreur – en revanche, du 8 au 11 vous pourrez déguster « d’après paysage », sur des textes de Heiner Muller).
La paf est de 2 euros, et cette performance est interdite aux -18 ans.
Voilà, vous en savez autant que moi… pensez à réserver auprès d’amavada si l’aventure vous tente – la jauge sera sans doute très limitée.
En attendant, les nouvelles du front : un paquet reçu de Doudou, qui au vu de mes essais actuels m’a proposé de m’envoyer « un petit échantillon » pour tester deux-trois trucs…
…et quelques essais vidéos, également, mais vous n’aurez que les vignettes, parce que c’est encore au stade de l’expérimental.
Je ne connaissais le Maximum Kouette que par quelques morceaux sur des compils, et ça fait bien des années que je souhaitais les voir en concert… du coup, quelle surprise en arrivant à l’Européen ce soir avec Annliz de découvrir que non seulement j’allais voir le Maxi Monster Music Show comme prévu, mais qu’en plus mon voeu serait exaucé au passage…
Bref, après l’accueil en salle par un majordome microcéphale, les lumières s’éteignent et là… du show comme t’en vois à Las Vegas, mais en plus vrillé !
Le gratin de la Cour des miracles s’est donné rendez-vous sur cette scène pour porter la bonne parole des freaks. Que ce soit en te sussurant des chansons d’amour ou en swinguant sur des rock’n'java endiablées, la « poupée barbue » au micro se déchaîne et t’entraîne au bal des moins que rien. Ils sont tous là !
De la femme tronc à l’hermaphrodite, du fameux fakir au lutteur de luxe, c’est la foire sur scène. J’ai déjà évoqué Maximum Kouette, tu auras compris qu’en plus d’être magnifiquement mis en scène, ça joue grave.
Bref, si une fois n’est pas coutume j’écris un billet à la deuxième personne, c’est pour te dire, ami parisien, qu’il ‘y a rien à la télé demain, et que si t’as rien d’autre de prévu, file à l’Européen tu m’en diras des nouvelles.
Tu pourras t’y mêler aux fêlés, aux bancals, aux mal nés et autres freaks en tout genre, te prendre une bonne dose d’optimisme et d’ode à la différence. Et puis tu verras, niveau fête c’est pas les derniers !
Et même, tu as encore quelques jours pour foncer sur
http://www.myspace.fr/themaximonstermusicshow,
voir que c’est super, attraper tes béquilles et claudiquer te faire remonter le moral à l’Européen.
Et en exclusivité pour le Maxi Monster Music Show, une interview de John Merrick, qui suit leur tournée :
L’autre jour, je suis tombé sur un article sur le blog de misscata, qui m’a fait marrer car il (re)posait le débat qui sera sans doute le plus important du XIXè siècle…
…vous l’aurez deviné, il s’agit de l’épineuse question : épilation totale ou pas ?
Et comme dans les 3 bouquins que je lis en parallèle (oui, je m’éparpille, je sais), il y en a justement un qui aborde ce sujet, je ne résiste pas à quelques lignes de citation :
Tout est reproché à la vulve et au vagin, de leur anatomie comme de la physiologie : navrante litanie ! Le sexe de la femme est velu : dans la phallocratique « légende des sexes », la femme n’a « pas le droit » de posséder du poil ; c’est gênant, disgrâcieux, sale. Pourtant l’homme ne se sent nullement incommodé par sa propre pilosité ; bien au contraire il en tire gloire, se trouvant d’autant plus séduisant et viril que plus velu : le poil, bien avant Samson, était déjà le symbole de la force masculine.
Depuis des millénaires, les femmes de nombreuses contrées s’épilent avec assiduité le Mont et les grandes lèvres. Pour complaire au mâle, elles émondent une toison outrecuidante qui lui fait offense, qui empiète sur sa prérogative pileuse.
Antiques Méditerranéennes d’Orient, Turques et Arabes prisonnières du harem et du hammam, gentilles petites créatures chinoises, supprimant ce signe de puberté féminine, ne faisaient – ne font – que brimer leur état de femme adulte. Ce sexe glabre, cette tirelire de poupée, c’est la fente d’une petite fille. Soumise, obéissante et docile : « je suis à votre service, Seigneur ! »
Même gardant leur pilosité de grande fille, les Occidentales n’en continuent pas moins à pourchasser le « poil superflu » des jambes, de la face, des sourcils ; encore plus systématique et révélateur le rasage des aisselles : ce creux des bras, odoriférant, humide et velu, rappelle par trop le creux des cuisses, y conserver du poil constitue une trop coupable négligence.
Gérard Zwang
Le Sexe de la femme
Je ne souscris pas totalement à ce texte, car malheureusement j’ai moi-même sans doute déjà succombé à cette pression anti-poil… et puis je trouve que le raccourci épilation = petite fille est un peu facile.
Mais l’argument politique vaut tout de même qu’on s’y arrête, il me semble. D’autant que cette mode de l’épilation totale a tout de même été portée par le porno… milieu qui pour sa grande part ne brille pas par son féminisme.
Ce passage, pour information, est issu d’un livre magnifique, un ode à la féminité, qui commence à dater (la première édition date de 1967), mais qui rappelle que les hommes aussi peuvent être féministes… Le Sexe de la femme, de Gérard Zwang, a été réédité par Jean-Jacques Pauvert à La Musardine, dans la collection lectures amoureuses.
Mais dites-moi un peu… et vous, vous en pensez quoi ?
Épilation partielle ? totale ?
Samedi, c’était inauguration de mon nouvel atelier (ouiii),
et une séance complètement incroyable avec ptitdoudou (ouiiiiiii).
Résultat des courses : quelques problèmes techniques, une demi-heure de réglage lumières, une doudou qui tremblait de froid à la fin de deux heures de séance (promis promis, on va régler le problème du chauffage de cet atelier)…
…et les photos et vidéos du siècle !
Je crois que j’ai réussi à mettre en image certains de mes fantasmes les plus sombres.
C’est une sensation étrange, d’ailleurs.
Je ne sais pas encore quand et comment j’utiliserai ces images, mais ça sera fort…
Recent Comments