Rituel improvisé…

(*avec en tête les images de Nihil pour celle de Kali)

2015 : jetons encore nos corps dans l’arène

2015 - performances body art rituels laboratoires

2015 • Performances • Body Art • Rituels • Laboratoires
Et on avance sur Corps Matière, performances à Caen

Niyouli, shibari, septembre 2014

Retrouvailles avec Niyouli pour la rentrée !
Une séance de shibari très agréable, et des photos prises par Annliz / anxiogene (dans des conditions difficile car mon studio est petit et pas très rangé en ce moment…). Que demander de plus ?

Libertalia 2.0 // Le TOTEM // Nancy

Protection + Mue

 

Le week-end prochain (6-7 septembre 2014), nous participerons à Libertalia 2.0, et présenterons une performance Annliz Bonin (anXiogene) + Gaël L.

Une performance hybride, qui explore le rituel de protection (Cie L) et les Mues (anXiogene), qui se combinent pour donner vie à de nouvelles images, de nouvelles idées, un nouveau sens…
En tous cas, les petites répétitions nous ont convaincu !

Libertalia 2.0, c’est quoi ? sous cette une utopie pirate du XXIè siècle se cache le week-end de culture, contre cultures, sous-cultures, que Materia Prima a voulu mettre en place pour fêter dignement… sa mort.

 

 

 

 

La compagnie, qui avait déjà annoncé la fin du festival Souterrain, a été placée en liquidation judiciaire au début de l’été. Pour comprendre les tenants de cette histoire, l’interview de Didier Manuel, directeur artistique de la compagnie, est claire :

 

 

Le TOTEM, et avant lui le festival Souterrain, ça a été une illumination pour moi, et pour Annliz.

Nous avons découvert réellement ce qu’était la performance en nous rendant à Souterrain porte III…

Annliz a exposé, puis joué Dormir avec les poupées à Souterrain Porte V…

La compagnie L. a présenté 3 rituels (Protection, Passage, Danaïde) à Souterrain Porte VII…

Et pour nous, Corps-Matière est clairement un rejeton, un fils illégitime sans doute, de Souterrain.

Il était impensable que nous n’y soyons pas pour crier la nécessité d’un tel lieu.

 

libertalia-TOTEM

Miroirs et regards // une séance photo avec Sacham

Hors tout projet série particulière, un essai photographique autour du regard et de l’obscénité – juste pour se faire plaisir…
Et je dois avouer que je suis très content du résultat !

Ateliers performance

Après avoir créé des performances solo, et créé des performances de groupe avec essentiellement des professionnels,  la Compagnie L. teste une autre modalité de travail ouverte aux amateurs, avec des ateliers bi-mensuels.
Deux groupes de recherche démarrent en septembre, l’un dirigé par Annliz Bonin (anXiogène) et l’autre par Gaël L., réunissant entre 8 et 15 personnes, pour un travail autour de la performance.

Pour ces groupes, la compagnie propose avant tout un travail de recherche : training de corps, travail sur la lenteur, la présence, l’énergie, créations d’images, de tableaux vivants, de rituels et de cérémonies.
Le but n’est pas dans un premier temps d’arriver à un spectacle, mais d’explorer des processus, des façons d’être et de faire au plateau.

Après un premier essai au début du mois (avec 7 personnes au plateau), nous profitons de l’été pour expérimenter le sabbat en forêt. Quelques images d’une tentative la semaine dernière…

Rituel / Terre, mon premier court métrage érotique

Je vous annonce la naissance d’un nouveau label : Les films qui donnent chaud.
Le principe ? se faire plaisir !
Des vidéos parfois kitsch, souvent premier degré, sans prétention artistique, mais juste pour se faire plaisir et titiller nos imaginaires érotiques…
Et pour l’occasion, j’ai mis un an à faire la bande son, mais je viens enfin de publier mon premier court métrage : Rituel / Terre, tourné l’année dernière.

Vidéo privée – Mot de passe  : dakaltra

Rituel / Terre from Les films qui donnent chaud on Vimeo.
P.S.

Je parle de mon premier court métrage, mais ce n’est pas réellement vrai, car j’ai encore un premier essai en stock, que je publierai bientôt j’espère…

La Compagnie L au festival Whoopee (le Havre)

Chaque année, le temps d’un week-end, le Satellite Brindeau propose un moment fort autour de l’art contemporain. Cette année se focalisera sur la performance artistique autour du thème de la Matière.

En mai, le Satellite Brindeau accueille en résidence une douzaine de performeurs (de Caen, Paris et le Havre). Consécutivement à cette résidence, les trois groupes présenteront à la fois leurs performances individuelles, puis une grande performance collective, résultat de leur rencontre en résidence.

Caen y sera représenté par la Gaël L.,  Annliz Bonin, et deux de nos performeurs, Guillaume Hermange et Lucia Mendoza.

Nous participerons à cette résidence et à la performance collective du samedi, et présenterons également Danaïde (Cie L), Mue et Amour (anXiogène) pendant la soirée du vendredi 16 mai.

.

Les performeurs invités

Paris : Mathieu Bohet, Sandrine Lehagre et Yérri-Gaspar Hummel, en lien avec l’association « Corpus in Act »
Caen : Annliz Bonin (anXiogène), Guillaume Hermange, Gaël L., Lucia Mendoza
Le Havre : Mary Berkelmans, Marie Désormeaux et Jérôme Le Goff, en lien avec l’association « Poisson Pirate Production »

En savoir plus sur Whoopee sur le site de la Manicle

.

La Grande Conversation

Ce week-end accueillera également la Grande Conversation autour du thème « les nouvelles scènes », en présence de Anne-Laure Liégeois, Guy Delamotte, metteurs en scène, Benoit Petel secrétaire général de l’Opéra de Rouen, Catherine Massip, secrétaire générale et présidente d’honneur des Arts Florissants, Jean-Francois Driant, directeur du Volcan, Marcel Freydefond, scénographe et historien d’art.

EDIT :
L’une des spectatrices de la Maison de La Culture a écrit un beau texte pour raconter sa soirée…
A lire ici : Performances ? Performances !

Sorcières et sabbat : une petite bibliographie

Pour préparer la performance Sabbat et nourrir les trainings avec les performeuses-sorcières, je me suis intéressé à la sorcellerie par différentes entrées : historique, occulte, mais aussi sociologique et féministe.
La littérature autour du sabbat et de la sorcellerie compte une bonne part de mauvais livres, alors je me suis dit que je pouvais partager ici mes trouvailles, pour qui serait intéressé par le sujet. La liste est bien sûr non exhaustive, je la complèterai peut-être au fil de lectures à venir…

 

La Sorcière
Jules Michelet (1862)

Le classique. Une vision romantique de la Sorcière au fil du temps, sans doute la première étude historico-sociologique, parfois presque psychanalytique avant l’heure, à s’intéresser aux sorcières en tant que femmes opprimées, et à la chasse aux sorcières comme une répression de la nature brute par l’église ou la médecine.

 


Book of Lies
sous la direction de Richard Metzger (2003)

Une très bonne collection d’articles sur l’occultisme, de Burroughs à Aleister Crowley.
Très orienté beat generation et LSD, mais une mine tout de même. Avant même d’être certain d’utiliser la figure de la sorcière, j’avais commencé ce livre car toute la partie concernant la magie sexuelle et les femmes écarlates vaut le coup.

 

 

Le dieu des sorcières
Margaret Murray (1957)

Les thèses de Margaret Murray, désormais très controversées, ont néanmoins lancé le mythe beau et fort de l’existence de rituels liés au Dieu Cornu et d’un Culte de la Déesse (ou culte de Diane) qui aurait longtemps cohabité avec le christianisme. Au point de contribuer à faire revivre une sorcellerie moderne, la Wicca. Au-delà c’est surtout un livre passionnant sur l’histoire de la sorcellerie occidentale, auquel on a envie de croire !
Il a servi de base à notre workshop Performance, rituels et culte de Diane.

 

Sorcières,
Pourchassées, assumées, puissantes, queer

collectif, 2013

Un recueil de contributions autour de la sorcière comme outsider. Très pertinent, très engagé… j’ai découvert ce recueil assez tard dans mes recherches, mais il m’a confirmé que nous n’étions pas les seuls à envisager la sorcière comme une figure de la révolte ! Certains mouvements féministes des années 70 se sont réapproprié la figure de la sorcière, et le culte de la Déesse – ce livre est essentiellement centré sur ces connivences.

 

Je continue à nourrir cette bibliographie (et pour un livre que je présente ici, il y en a 10 dont je n’ose même pas parler).

PS
L’approche micro-sociologique de Carlo Ginzburg dans Le Sabbat des Sorcières est très érudit, mais en abordant d’entrée de jeu le sabbat comme une représentation sociale (dans une critique explicite du point de vue de Margaret Murray), il me semble qu’il ne cherche finalement pas à l’endroit qui m’intéresse.

Corps Matière #1 : revue de presse