Sabbat

de Gaël L.
avec 3 sorcières
lumière Thalie Guibout
musique Sun O))), Karlheinz Stockhausen, Klaus Schultze & Lisa Gerard, Philipp Glass, KTL

 


« La sorcière est l’incarnation d’un monde de sujets féminins que le capitalisme devait détruire : l’hérétique, la guérisseuse, la femme désobéissante, la femme qui osait vivre seule, la femme obeah qui empoisonna la nourriture de son maître et déclencha la révolte des esclaves. »

Sylvia Federici
Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive

 

Le Sabbat présenté à Corps Matière #1 est un work in progress, un état de lieux spectaculaire de nos recherches au plateau (cf workshop transe, sabbat et culte de Diane) sur la performance, la sorcellerie et la transe.
Pour Corps matière #1, nous avons créé ce premier Sabbat, une forme provisoire, très chorégraphique, esthétiquement inspirée de la culture populaire, des films de sorcières ou de possession de série Z.

 

Lilith, je me tiens à tes côtés
Babalon, je me tiens à tes côtés
Gaïa, je me tiens à tes côtés
Diane, je me tiens à tes côtés
Déesse mère, je me tiens à tes côtés
Femme écarlate, je me tiens à tes côtés
Femme impure, je me tiens à tes côtés
Femme lascive, je me tiens à tes côtés
Femme brûlante, je me tiens à tes côtés
Femme animale, je me tiens à tes côtés
Femme libre, je me tiens à tes côtés
Reine du sang, je lutte avec toi

Reine des putains, je lutte avec toi
Mère des pulsions, je lutte avec toi
Mère des serpents, je lutte avec toi
Mère de la révolte, je lutte avec toi

Litanie écrite pour le Sabbat des sorcières de Corps Matière #1

 

Comme toute la série des rituels, cette performance s’appuie sur la magie sexuelle et interroge la féminité et la puissance. Dans cette cérémonie, les sorcières sont les femmes rebelles, celles qui s’élèvent contre l’ordre établi. Celle qui est élue pendant le sabbat incarnera la puissance des féminins…

Lors du prochain workshop, cette forme sera peut-être cassée pour reprendre la recherche, et nous ne présumons pas de la forme de la prochaine performance.